• Comment vous vous présenteriez aux lecteurs ?

Je suis une scientifique et une artiste qui a fait des études en biologie et science de la nature et de la vie, cherchant à comprendre ce qui anime le genre humain. Aujourd’hui, je travaille dans les ressources humaines, dans les domaines de l’informatique et de l’ingénierie, écrivant en parallèle depuis 1998 des romans de science-fiction et de fantastique, avec à mon actif quatre romans publiés à compte d’éditeur et un 5ème contrat signé. J’ai décidé de me lancer dans la publication seulement l’année dernière car je préférais avant cela me préparer et écrire un certain nombre de manuscrit. Je ne souhaitais pas qu’à partir du moment où je publierais, un rythme différent du mien me soit imposé.

  • Quel message voudriez-vous transmettre aux lecteurs ?

La diversité des peuples s’avère un atout pour notre culture, et non pas un handicap. La notion doit être martelée afin qu’elle rentre dans le champ du courant d’idées. Les êtres, de quelque nature qu’ils soient, ont tous un rôle à jouer. L’humanité se transcendera le jour où elle aura compris que nous sommes tous impliqués, et qu’apporter son aide et son amour à la faune, la flore et la divergence dans sa globalité nous fera grandir bien au-dessus des concepts connus. Un autre message encore, immanent dans mes romans, traite de spiritualité.

  • Pourriez-vous nous raconter comment vous avez commencé à écrire ?

Je me suis intéressée très tôt à l’écriture. Au cours préparatoire, en français, je m’ennuyais à l’école, sachant déjà lire alors que les élèves apprenaient seulement leurs lettres. Mon père était un fervent lecteur de SF, et j’ai puisé sans vergogne dans sa bibliothèque. Mon premier fantastique a été Dracula de Bram Stockeur, j’avais alors dix ou onze ans. J’ai adoré. J’écrivais des poèmes, tenais un journal et écrivais des scènes pour un futur manuscrit tout en poursuivant mes études scientifiques. Ensuite, le mariage, des enfants et un travail m’ont rattrapée et occupé à temps plein. Je n’ai plus pensé à mes buts littéraires, ils s’étaient évanouis dans le néant du quotidien. C’est seulement en 1998, alors que le quotidien se faisait plus léger que mes rêves d’écriture sont revenus, et que je me suis promis de ne jamais plus arrêter.

  • Que représente l’écriture pour vous ?

Une passion, une vraie passion qui me fait vivre de nombreuses vies en parallèle et qui me donne, de ce fait, la prise de recul nécessaire dans le cadre de cette existence.

  • D’où vient votre inspiration ? Comment vivez-vous vos écrits, vous imprégnez vous d’eux ?

Chacun de mes livres provient d’un rêve fait au milieu de la nuit, d’une vision particulièrement intense et dont je rattache une onde qui me portera ensuite, chaque fois que je me mets à l’écriture de l’histoire en question. Chaque histoire, et j’en ai près d’une trentaine en cours à différents niveaux de réécriture, possède son onde caractéristique qui est mon fil conducteur.

  • Pour vos personnages, vous inspirez vous de votre entourage ? Parlez-vous à vos personnages ?

Je ne crois pas m’inspirer de personnes bien vivantes, bien que le quotidien m’impose forcément ses schémas de comportement. C’est donc difficile d’affirmer que je ne m’en inspire pas. Ce que je sais, c’est que mes personnages doivent vivre leur vie, c’est un contrat moral que j’ai, en quelque sorte, passé avec eux. Ce sont mes amis et je ne peux les abandonner. Donc je suis obligée d’écrire toutes ces intrigues que j’ai encore dans ma besace de romancière. Il m’en reste beaucoup à écrire et le temps file, file…

  • Dans quelles conditions écrivez-vous ? Avez-vous des rituels ?

Je travaille tous les jours, ne serait-ce qu’une petite heure, le soir après le travail. Je travaille le week-end et durant les vacances. Dès que l’on m’arrache à cette activité, dès que je ne peux pas écrire, je me sens vraiment frustrée.

  • Avez-vous un lieu privilégié pour vous écrire ?

Pas de lieu particulier. Mais il me faut une table ou un bureau et mon ordinateur ou un calepin. Je m’interroge souvent sur les anciens auteurs qui ne possédaient pas d’ordinateur, juste leur vieille machine à écrire de type Underwood. Il leur fallait une sacrée persévérance !

  • A quoi ressemble pour vous une journée type d’écritures ?

Je dirais qu’une partie est réservée à la promotion de mes livres, à l’animation de mon réseau social Facebook, notamment, que j’ai découvert après la publication de mon premier roman. Si j’avais des réticences à utiliser ce réseau, ces dernières se sont envolées. En dépit des côtés plutôt critiqués, j’ai découvert une source inépuisable de relations et cela a enrichi ma vie. En dehors de la phase promotionnelle qui peut être également de trouver des partenariats avec des sites intéressants, une WebTV, l’intérêt d’un blogueur, je passe une grande partie du temps en réécriture. Quand j’ai besoin d’une pause, je sors me promener pour de courtes ou de longues balades. Le corps et donc l’esprit en ont besoin.

  • Quand avez-vous écrit votre premier livre ?

Si l’on parle ici du premier livre publié, c’est Déviance en mai 2017. Mais si l’on parle de mon tout premier livre finalisé mais non soumis aux éditeurs, c’est en 1998.

  • Combien de temps mettez-vous pour écrire un livre ?

Difficile de le préciser quand on travaille la semaine 5 jours sur 5, mais je pense qu’en ne travaillant pas et en consacrant une bonne part de son temps à l’écriture d’un roman, une année devrait être plutôt bien ciblée.

  • Avez-vous un pseudo ? Si oui pourquoi ? Quel est sa signification?

Non pas de pseudo, je me suis posée la question en publiant mon premier livre et puis j’ai abandonné cette option. Je suis plutôt transparente dans la vie, alors emprunter un pseudo ne me correspond pas vraiment. Pourtant je conçois tout à fait que d’autres auteurs y ont recours.

  • Quel est votre parcours au niveau littéraire ?

J’ai fait des études scientifiques, mais j’étais presque meilleure en « littéraire ». Et depuis, mes études scientifiques comme mon métier dans les ressources humaines m’aident à accomplir mon travail d’écrivain. Je m’y retrouve totalement et m’amuse à intégrer mes centres d’intérêt dans mes manuscrits en cours.

  • Qu’éprouvez-vous avant la sortie d’un roman?

De l’excitation et une grande impatience.

  • Etes-vous sensible à la critique littéraire ? Si oui en tenez-vous compte pour la suite ?

Je peux effectivement en tenir compte. Une bonne critique est toujours enrichissante. Tout dépend de ce qui m’est remonté. Je ne souhaite pas, par exemple, déprécier mon style ou simplifier mon vocabulaire simplement parce que certains lecteurs ne possèdent pas un niveau de lecture suffisant. J’écris les livres pour eux, mais également pour moi.

  • Pourquoi êtes-vous devenu auteur ?

Parce que je crois que c’est l’une de mes missions sur cette Terre. Et parce que j’aime ça ; je devrais dire que c’est tout simplement ma passion. Et que les idées sous la domination de mon imagination coulent de source. Le plus difficile demeure ces phases de réécriture parfois épuisantes (grammaire, conjugaison, enrichissement du vocabulaire…).

  • Avez-vous suivis des cours spécifiques pour cela ?

Non aucun cours. L’on dit souvent que les études littéraires ou sur d’autres arts anéantissent une partie du talent d’un artiste à qui on impose des méthodes normées qui sapent sa créativité. Par contre, j’ai beaucoup étudié seule le sujet, achetant des revues sur l’écriture, des livres sur comment écrire son premier roman…consciente qu’il me fallait élever mon niveau technique sur le sujet. Comment écrire un bon scénario, la ponctuation, le vocabulaire, les formats Word et la pagination (dure labeur quand on ne connait pas).

  • Que pensent vos proches de vos écrits ?

Que je possède un style riche et une belle écriture fluide et que j’ai beaucoup d’imagination. Je crois que je les impressionne.

  • Comment votre entourage réagi à votre métier d’auteur ?

Ma famille et mes amis m’encouragent à écrire. Au fur et à mesure que mes livres sont publiés, leur regard change légèrement sur ma personne, c’est amusant.

  • Exercez-vous une profession en parallèle de l’écriture ?

Oui, je travaille en tant que Responsable Développement Ressources Humaines, au sein d’une grande entreprise d’informatique et d’ingénierie. Je traite de sujets de formation, d’égalité professionnelle, de référentiel métiers tout domaine confondu, d’entretiens professionnels.

  • Quel est votre univers ?

Le fantastique, la SF et l’anticipation mais avec toujours une grande passion contrariée entre les être principaux. Donc tout autant pour les lecteurs et les lectrices.

  • Pouvez-vous faire une liste de vos écrits, et nous en parler brièvement ?

Déviance : est une romance vampirique qui met en scène le rapprochement entre une auteure de romans fantastiques et un vampire. Les personnages sont très émouvants, perdus comme ils le sont dans la passion qui ne fait que croître entre eux, en dépit de ce qui les oppose. De très beaux sentiments, un esthétisme au profit d’un relationnel profond œuvrant au sein de l’univers ténébreux des ruelles tortueuses de York et des antres rocheux des Yorkshire dalls

Teralhen : (tome 1 du Cycle des Trois Marches), au centre d’une épopée de science-fiction, est une très belle histoire d’amour qui met en scène des mondes et des êtres aux prises avec les mutations. Les déviances qui se multiplient engendrent des désordres aussi bien humains que politiques. Une ambassadrice de haut niveau, appartenant à la plus en vogues des sociétés de médiation, au sein de la confédération des Trois Marches, doit se surpasser quand lui parvient le dossier brûlant de l’une des créatures les plus redoutées. Entre ces deux personnages l’attraction est puissante et immédiate, et amène leur environnement à réagir et à les séparer avant que l’ordre en place ne soit irrémédiablement modifié.

Mutagenèse : (tome 2 du Cycle des Trois Marches). Au sein de cette épopée de science-fiction qui se poursuit, mes personnages se cherchent et se fuient, en but à leur passé singulier. L’intrigue aborde l’existence d’une jeune femme déchirée entre son travail de médiatrice et d’ambassadrice, et son intérêt pour les sciences des mutations. Kathleen Mârychl est en lutte contre les représentants officiels de la Confédération des Trois Marches qui s’évertuent à saper ses tractations diplomatiques, mais aussi contre le prince Louan Kearinh dont elle s’efforce de défendre la cause, tout en s’ingéniant à éviter le contact du fait des risques mutagènes auxquels l’expose leur relation ambigüe. Captive du grand Xénobian qui l’a enlevée au sein même de l’une des agences de médiation parmi les plus renommées de la capitale stelhene, Kathleen est gardée contre son gré à l’intérieur du précieux vaisseau princier. C’est dans cet environnement hostile qu’elle devra opérer, à la fois pour tenter de lui ouvrir les voies du commerce de l’Alliance auxquelles aspire son geôlier, mais également afin de trouver un remède à la terrible mutation dont celui-ci est porteur ainsi que son peuple, et qui sème la mort tout autour d’eux parmi les représentants du sexe opposé.

L’éveil du Dieu Serpent : est un roman d’anticipation dont l’histoire se déroule en 2027, notamment en Australie, et plus particulièrement à Melbourne, Sydney et en Tasmanie. Les deux personnages principaux, une éthologue et un scientifique en même temps qu’homme d’affaires s’affronteront sur des sujets de génétique, d’écologie et d’éthique jusqu’à ce qu’ils discernent leurs véritables identités sous le masque ainsi que leur potentiel réel. Ce qu’ils découvriront ira beaucoup plus loin que ce que l’imaginait, de prime abord, l’héroïne qui réalise le piège dans lequel elle vient de tomber à ses dépens. La matérialité des diversités humaines et non humaines qui se côtoient sur Terre va bien au-delà de ce qu’elle a, jusqu’ici, conjecturer.

  • Vos histoires ont elles un lien commun ? Si oui lequel ?

Oui. Quel que soit le genre. Une passion entre les personnages principaux, un environnement scientifique et technique quel qu’il soit. Ayant effectué des études scientifiques, je suis très friandes d’apprendre un domaine et de le vulgariser dans mes romans. L’on y retrouve également mon amour pour les grands arbres et les forêts, pour la faune. Et je glisse dans chacun de mes romans des réflexions sur l’existence. J’aime les belles lignes et un style enrichi.

  • Est-ce que le métier d’auteur est difficile ainsi qu’être publier ?

Oui, c’est un métier vraiment difficile et ingrat. Vous êtes tel un captif rivé à son siège afin d’écrire et d’écrire sans fin. Le côté social est quasiment inexistant et pour quoi ? Pour écrire ses mondes qui ne seront peut-être jamais publiés. Car il y a à peu près 0,5% de chance d’être publié par une maison d’édition, de nos jours. Je vois souvent des écrivains se décourager sur les phases de réécriture. Il faut leur dire de ne pas abandonner, mais c’est vrai que ce sont des étapes très lourdes à supporter. En contrepartie, la passion de l’artiste y trouve plus qu’il ne perd, il créé des mondes, ainsi qu’un dieu, le dieu de ses univers. C’est grandiose quand on y pense.

  • Avez-vous débutez sur wattpad ou autre plateforme d’écriture ? Si oui qu’avez-vous écrit sur ce genre de plateforme et sinon qu’en pensez-vous ?

Non je n’ai rien fait de la sorte. Je suis plutôt possessive en tant qu’auteure. J’entends réaliser mon œuvre seule, bien que je conçoive que ce soit une très bonne idée à la base ce type de plateforme d’écriture.

  • Avez-vous des anecdotes à nous partager sur vos ouvrages ?

En amorçant l’écriture de Déviance II, je me suis aperçu que l’un de mes vieux manuscrits correspondant à une romance vampirique pourrait faire un bon tome 3. Ce qui est étrange c’est que les intrigues s’imbriquent parfaitement à condition de quelques petits arrangements. Et je viens de découvrir que l’un des deux personnages principaux de mes deux romances avait le même nom à une lettre près. Étrange. J’aurais donc créé la fin d’une histoire plusieurs années avant d’entamer le début de la romance ! Les choses de la vie ont parfois un ordre établi que l’on ne voit que lorsque ce dernier se révèle à nous au tout dernier instant. 

  • Avez-vous un auteur de référence ? Si oui vous en êtes-vous inspirée ?

Bram Stoker dont j’ai adoré son roman Dracula. J’ai souhaité que ma romance vampirique Déviance ait son niveau de mystère et la richesse de son vocabulaire, son romantisme. Et pour mes romans d’anticipation ou de SF, Bernard Simonay et Franck Herbert pour leur côté grande fresque de SF. Également Jimmy Guieu qui a été l’un de mes premiers auteurs et qui m’a dédicacés ses deux, deux romans vérité EBE1 et EBE2 lors d’un évènement à la librairie de ma ville.

  • Avez-vous un projet en cours si oui pouvez-vous nous en parler ?
  • En ce début d’année 2019, je suis sur la rédaction du tome 2 de Déviance : Ma romance vampirique. Dans le même temps, ayant signé un contrat à compte d’éditeur avec ma maison d’édition pour un 5ème manuscrit (SF de type astéroïde/alien), j’attends le retour de ce dernier afin que s’amorce l’étape des recorrections avant publication.
  • Je nourris également un autre gros projet de SF pesant plus de mille cinq cents pages : Qu’il va falloir retravailler et réécrire — un très long travail en perspective. Puis viendra s’y entremêler le tome 3 de Déviance déjà bien amorcé.
  • Il va me falloir intensifier ma présence sur les salons du livre et cafés littéraires et poursuivre l’enrichissement et l’animation de mon site Web : Créé à partir de rien et d’aucune connaissance. C’est un bon site à présent.
  • Je cherche aussi à faire traduire l’un de mes livres, et j’aspire à ce que l’un de mes romans passe à la télé ou au ciné : « Le grand cinéma » comme le clame Jacques Villeret dans « le Diner de Cons ». Toutes sortes d’idées me trottent dans la tête, et il faudra bien qu’elles trouvent un exutoire.
  • Quel est votre dernier ouvrage ?

L’éveil du Dieu Serpent, un roman d’anticipation publié fin décembre 2018 ?

Finalement j’aurais publié deux livres en 2017 et deux en 2018.

  • Quel est pour vous, le top 5 des meilleurs livres ou auteurs ?

Bram Stoker avec Dracula, Clive Barker avec Imagica et le Royaume des devins, Louise Cooper avec Le Maître du Temps, Bernard Simonay avec Phénix, Anne Rice avec sa saga des sorcières et ses chroniques des vampires, Brandon Sanderson avec Fils des Brumes. Ah bien sûr Franck Herbert avec son Cycle de Dune. Mais il y en a tellement d’autres ! Désolée, je n’ai pas pu me cantonner à 5.

  • Connaissez-vous le syndrome de la page blanche ? Si oui expliquez comment vous dépassez cela.

Non, je ne connais pas ce syndrome. Étant donné que chacun de mes manuscrits provient d’un rêve nocturne que je développe ensuite progressivement, il me suffit de poser les doigts sur le clavier ou le stylo sur une page pour que les mots et les lignes s’enchaînent. Par contre, il peut m’arriver de ne rien avoir à dire sur un chapitre. Si au bout d’un court laps de temps, les idées ne viennent toujours pas, je passe aux chapitres suivants. À un moment ou un autre me vient alors l’étincelle, l’idée magique qui me fera reprendre le chapitre et là, c’est reparti. Il faut laisser le temps de la maturité sans forcer le processus d’écriture et de création. L’idée viendra alors à un moment ou un autre.

  • Laquelle de vos œuvres préférez-vous ?

Difficile de répondre à une telle question. Je dirais cependant mon tout dernier roman d’anticipation publié fin décembre dernier L’éveil du Dieu Serpent, qui me semble une œuvre aboutie. Sinon ma romance vampirique Déviance possède ce charme poétique d’une œuvre dont je ne me lasserais pas.

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  • Cher auteur, aimeriez-vous vivre dans une histoire racontée dans un de vos livres? Et si oui, dans la peau de quel personnage le voudriez-vous ? 

Moi ? J’aimerais vivre l’histoire d’un livre de SF à venir. Que j’ai déjà écrit mais dont les phases de réécritures sont inachevées. Il y’a un livre écrit voici plus de dix ans, Je l’ai mis de côté, une épopée sur un monde où les déviances sont pléthore et dans lequel les personnages principaux se battent pour l’acceptation de ces dernières. Une épopée là encore, avec son univers divergent.

  • Pour tenter vos lecteurs pourriez-vous partager un petit extrait d’un de vos écrits ?

L’extrait : L’angle des points de vue

Extrait : « Mes personnages et moi formons une communauté. Mais qui est aux commandes ? Eux ou moi ? Cela m’effraie parfois. »

Extrait : « Un artiste crée et modèle ses mondes à son image. Il est un Dieu qui ne se connaît pas, alors la question se pose de ses personnages. A-t-il le droit de les abandonner ? »

Caitline s’était rendu chez son éditeur avec les derniers chapitres réécrits. Il l’avait gentiment sermonnée sur sa venue tardive puis l’avait conduite dans son salon personnel qu’il possédait au rez-de-chaussée de la maison d’édition. Salon qui donnait sur une verrière lumineuse que la jeune femme appréciait chaque fois de redécouvrir. Il lui avait servi un thé accompagné de petits gâteaux au citron puis la discussion s’était engagée alors qu’il parcourait les feuillets dactylographiés en y griffonnant quelques annotations, de temps à autre. La jeune femme l’observait en silence ; son maintien décontracté et son profil au front large et serein respiraient la franchise et l’honnêteté. Cet homme avait le don d’apaiser chez elle les tensions que l’écriture amenait parfois.

— Puis-je vous soumettre une idée, Caitline ?

Il avait relevé la tête et l’étudiait à l’instar d’un maître prospectant chez son apprenti ou son égal, une trace de cet amour de l’art et de l’esthétisme qui l’habitait lui-même.

— Ai-je jamais réussi à vous l’interdire, Stefan ?

Ce dernier lui sourit et saisit sa tasse de thé avant d’en avaler une gorgée brûlante qui le fit grimacer.

— Je ne crois pas, non.

Il la scruta de manière plus appuyée et avança, certain de ce qu’il déchiffrait, en cet instant, chez elle :

— J’ai l’impression que vous ne prenez pas suffisamment de recul, ces derniers temps. Je me trompe ?

Ne se dérobant pas à son regard transparent, elle demanda, curieuse de découvrir la source de sa réflexion qui trouvait un écho en elle :

— Sur quel critère vous basez-vous, cette fois ?

Ca y était, leur petit jeu coutumier avait recommencé. La lueur amusée dans le regard de l’éditeur prévint Caitline qui s’en divertit à son tour.

Fin : Un mot pour mes amis…DE :  (Christine Barsi)

Je remercie tous les amis qui me soutiennent par leurs nombreux likes, par leurs partages réguliers ainsi que par les échanges enrichissants et agréables que nous entretenons. Peut-être que mon rêve de devenir un écrivain brillant se réalisera dans cette vie…

  • ***

–> Ce fut pour nous un très bon moment, que d’apprendre toutes ses choses, sur vous et votre monde littéraire. Un cordial remerciement de La Famille Taupes Model.

(Christine Barsi)

En ce Dimanche 27/01/2019, Nous Vous avons interviewé : Cher Chriss Barsi.

Nous lui sommes très reconnaissants pour celle-ci, et  la remercions amicalement.

Tout d’abord, merci d’avoir accepté de répondre à nos questions.

(Christine Barsi)

MERCI À VOUS

couvertures des romans

Chistine Barsi

chriss barsi

Nom des Romans

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Remerciements

Nous vous remercions pour cette Interview.

Celle-ci, fût pour nous un réel plaisir, que de vous parlez sur Facebook, d’apprendre grâce à votre interview un peu de chose sur vous & votre univers.

Nous espèrons que vous, ami(e)s lecteurs : Découvrirez, ou redécouvrirez cet auteur.

–> Merci beaucoup à vous. Bisous cordiaux de notre part.

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